Quelque part, à l’ombre d’une pensée amoureuse, l’on me rêve.
Si je ferme les yeux, l’éternité voyageuse est une femme aimante,
Grisé de cette sensation aux multiples caresses, trop brèves,
Sur le chemin du ciel, mon nuage épouse des formes troublantes.
Belle, la sensation de se sentir désiré, là, où rien ne se passe,
Une voix féminine flotte dans les airs, qu’importe son apparence,
Elle porte le secret d’un amour hors du temps, et, dans cet espace
Arraché au vide, le son de son chant emplit mon cœur d’espérance.
Ses lèvres invisibles me promettent, un baiser, d’autres bonheurs,
Son emprise m’emporte dans un tourbillon de couleurs indécises,
Et, son aura magique s'invite à un jeu de reflets sur mon cœur
Maintenant, mon âme est prise aux pièges de sa passion exquise.
Alain Meyer-Abbatucci
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