Lundi 23 mars 2009
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Marche l’ombre quand le soleil surgit,
Que sait-elle de moi, de ma petite vie,
Qu’elle cache dans ses plis sombres ?
Ö amour, fais-tu partie de son nombre ?
Double de moi-même, révélé dans la lumière,
J’avance vers vous, ô ma belle étoile fuyante,
L’obscurité est un poème recélant de mystères,
Avec sa noire allure sur mes rimes trébuchantes.
Les ténèbres ont pour lieu que votre apparence,
Et, les voila qui m’entourent, double traitrise,
Si proches de moi mais en insaisissable brise,
Ils prolongent ou rapetissent mes espérances.
Deux grands yeux sur la silhouette de mon être
Et leurs cils étirés sur des paupières de spectre
Semblent sourciller au mariage de mes reflets,
Ombre fantôme, ainsi épouse tous mes secrets.
Alain Meyer-Abbatucci
Par Le poète inconnu
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Publié dans : Pousières d'azur
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