Si je prie le bonheur de suivre le moindre de vos pas,
C’est pour ne pas vous perdre, ô ma fidèle compagne,
J’ai peur d’ouvrir mes yeux et de ne plus vous voir, là,
Et, me blesse à penser l’oiseau fuyant la verte campagne.
Comme il me serait aisé de me confondre dans la peur,
Toutes ombres suspectes viendraient ombrager mon soleil,
Rien n’est immuable, nul n’est à l’abri d un grand malheur
Et, je sais que mon sang perdra sa belle couleur vermeille.
Aujourd’hui, je préfère jouir des rayons de votre présence,
Me brûler sur vos lèvres, prolonger nos baisers enflammés,
Fi de la pendule sonnant le temps de l’adieu, de l’absence,
C’est ensemble, que nous embrassons des rives enchantées.
Aux couleurs de votre sourire, se profile votre visage.
L’instant qui nous réunit, tel un entrant dans le printemps,
Est un renouveau perpétuel, un enchantement d’images,
Dédié à votre existence, insufflant à ma poésie, son élan.
Alain Meyer-Abbatucci
Derniers Commentaires