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Mercredi 26 juillet 2006

 

 

 

 

   Illustration de Carlotta Irma Preo

   

Si mon cœur n’est pas à la fête,

Il faut bien me rendre à l’évidence,

Dans mon âme, je suis poète. 

Croyez-moi, je ne l’ai pas choisi, 

Mais cela, donne tout son sens 

À mon inquiétante et exaltante vie. 

 

Voyez le deuil de ma mélancolie, qui hiverne 

Mes beaux désirs envolés de passions infinies, 

Monde intime et refrain violent, qui s’énerve 

A marier la vérité dans les traînes des non-dits, 

Et, à s’illusionner sur mes amours en berne;  

 Amère poésie, j’aperçois là, enfin tes limites. 

Frustration à l’éclat vernis d’un miroir trompeur, 

Brisant la vision troublante de mes plaisirs illicites, 

Pour me faire succomber, durement, à l’horreur 

Et à la réalité de la beauté de ton chant si triste.   

 

 

 

Au rythme torturé de mes liaisons amoureuses, 

Femmes enchaînées, fantômes de ma mémoire, 

Qui se sont offertes, lascives et bien heureuses. 

Je leur ai offert du rêve mais ô combien dérisoire,

Mon monde n’est réel que pour les aventureuses.

 

Je t’en supplie, cruelle poésie, laisse-moi l’Italie 

Et, ma belle Carlotta, dont l’âme encore virginale 

M’offre la clef d’or des portes d’une nouvelle vie.

Laisse-moi l’aimer, l’adorer, comme une vestale 

Que je puisse m’exalter pour les temps infinis.

 

Alain Meyer-Abbatucci

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Alain Meyer-Abbatucci - Publié dans : La clef d'or
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Hymne à la beauté



 

J'étendrais mes ailes à sa beauté
Pour m'envoler dans son soleil,
Comme la lune réchauffée
Par une musique très vieille
Empruntée à une muse inspirée
De tout l'amour du ciel.
 
Son sourire, deux fossettes
Dans le vent de la mer
Qui dans le scintillement
D'une vague si sincère
Éclairent son joli port de tête
 
Ses yeux, deux émeraudes
Accrochés à ma nuit
Qui, dans leur diadème
Sous le fard des paupières
Précieusement minaude
Ce sentiment extrême
Où, nos regards réunis
Pour s'aimer et se plaire
S'abandonnent jusqu'à l'aube.


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