Troublante Italienne qui épouse les plus belles courbes de mon inspiration,
L'arbre chahuté s'incline et dépose sur vos feuilles neuves sa plus belle sève,
Enraciné, dans votre tendre jardin, je n'ai pour nom de fleurs que passion
Ainsi, va le cours de ma poésie, et, je déploie mes branches dans vos rêves.
Mais je ne suis qu'une poussière d'azur virevoltant dans le ciel poétique,
Parfois, je frissonne sur la couleur d'une humeur et je rie dans un pleur,
Je tourne mes yeux vers le passé pour ne voir que plainte mélancolique,
Mais dans l'instant présent, votre existence me délivre un vrai bonheur.
Ma plume, trempée de désir, femme métamorphose aux lèvres d'encre,
Caresse des mots de nulle part, striptease d'une rime brouillant ma vue,
Sur quel mots, vais-je oser déshabiller la lumière, transparence si tendre,
Et, oui! Ma muse, imaginer votre brillant corps nu, me porte aux nues
Permettez-moi, cette nuit, d'étendre mes ailes vers vous, ma belle,
Le frôlement de vos lèvres où l'on pose un doux baiser de sommeil,
Je le ressens comme un tour de phrase béni où rimes m'ensorcellent,
Fée de mes songes, vous êtes l'essence d'une passion bien naturelle.