
J'attendrais, alors, que lumière se glisse dans vos longs cheveux,
Et, tous mes regards de poète tournés vers ce monde d'ailleurs,
Attachés à la multitude de mes désirs ont besoin de vos yeux,
La clarté fébrile de mes poèmes n'a pour saison que votre coeur.
Fleur de printemps, pollen de mes songes, renaissance de ma vie
Sous un fort soleil d’été, votre chaleur dans une caresse d’envie,
En automne, je tombe, effeuillé, dans vos bras à la tombée du soir,
Et, dans l’hiver vigoureux, vous êtes mon unique flocon d’espoir.
Les saisons passent mais lorsque l'amour perdure,
C'est à mon humble avis la plus belle des aventures,
Bien sûr, l'on peut voyager dans des corps de passage,
Mais pourquoi flétrir la fidélité de son plus beau paysage?
Alain Meyer-Abbatucci