Servitude du désir, vous obligez mes gestes à la caresse,
J'aime le frôlement de vos menottes sur mes poignets,
En me liant à vos plus belles pétales de tendresse.
Voila qu’un poème s’échappe d’une feuille de papier.
Fertilité de l'écrit pour vaincre la stérilité de l'ennui,
Vous m’émancipez de votre regard vers cet ailleurs,
Ombre étirée de l'aube ou soleil de nos folles nuits,
S’esquisse, de votre aura magique, une rime de bonheur.
L’instant qui nous retrouve oscille entre deux pôles,
D’une part, votre douce mélodie qui enchante ma vie,
De l’autre, votre silence qui pèse sur mon épaule,
Votre trace, à la ronde des heures, me délivre l’envie.
Il me faut défier le néant car le vide est rempli de nous,
Le vent souffle nos émotions dans une cohorte de mots,
Je n’en attrape que quelque uns, choisis que pour vous,
J’espère qu’aux reflets de vos yeux, ils seront beaux.
Alain Meyer-Abbatucci
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