A votre belle attention
Connaissez-vous une cause plus noble et plus généreuse,
Que celle d'offrir à sa belle quelques rimes de bonheur?
Et, si, n'est point aisé, à tout un chacun, d'ouvrir son coeur,
Tout se tait aux alentours, mais fredonne son âme heureuse.
L'étincelle nourricière de ses yeux sombres a souri à ma vie,
L'aveugle que je fus et qui tenait sa cécité par une nuit venue,
Découvrit un matin que la nature humaine était passion infinie,
Et ses lèvres pressées sur les miennes, un baiser, hardi de vertu.
Ma vie s’égaie à ses tendres cotés et se nourrit de ses silences,
Cruelle attente de deux cœurs, en pleine étreinte, puis, soudain,
Comme si elle tenait ma main, me traînant dans son pas de danse,
Elle m’invite sur des lignes invisibles au plus beau des refrains.
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Que puis-je entendre de vous ?
Que puis-je entendre de vos lèvres candides si ce n’est source de murmures,
Pureté scintillante de cascades d’intentions, votre délicieuse bouche s’offre,
Aux mille éclats fugitifs, bousculant la vertu aux portes de vos commissures,
Baiser, porteur d’une félicité nouvelle, baiser s’est échappé de votre coffre.
Fleur de jouvence sur mes jours jaunis, vous embrasser est un printemps,
Merveilleux pouvoir de la passion, grandeur de vriller dans votre abîme,
Avant que les ombres ne déglutissent le péché, vous savourer, un temps,
Limpidité caressante de l’amour fort et vrai, au coin du cœur, une rime.
Que puis-je entendre de vous, ma muse, si ce n’est le refrain de ma poésie
Je joins ma modeste voix aux poètes qui ont chanté l’amour et la passion
Qu’importe, si je me perds en vous, qui, sur tous les fronts, me porte envie,
L’oiseau roucoule d’une énergie nouvelle et s’envole à votre belle attention.
Alain Meyer-Abbatucci