Mercredi 7 novembre 2007

 

Des mots venus de nulle part, d’une correspondance inachevée,
Des mots qui se posent, mélodieux, sur des lèvres absentes,
Des mots de désordre qui tonnent sous l’orage de la passion,
Des mots tendant leurs bras maigres pour se nourrir d’amour.
 
 
Je suis venu, un matin de tristesse, frapper à votre porte,
A l’heure où les oreilles se taisent pour ne plus écouter,
Mais vous avez entendu le son plaintif qui m’emporte,
A dormir sur ma croix, vous me fîtes, alors, ressusciter.
 
Votre main posée sur mon cou en une caresse si douce,
Nos désirs se multiplient dans le rouge de la passion,
Vous m’entraînez, affluent fiévreux, vers votre source,
Votre corps est entière volupté, ivresse de ma déraison.

Je danse parmi vous, votre musique soufflant la brise des mots
Je chante avec vous, votre voix en écho de mes notes dolentes,
Je m'amuse avec vous, votre esprit de fille moqueuse est rigolo,
Je me meurs sans vous, ô ma beauté, aux lettres émouvantes.

Alain Meyer-Abbatucci
 

 

par Alain Meyer-Abbatucci publié dans : La clef d'or
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Recherche

blog livres sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus