Indivisible passion aux traits crayonnés par le contour de mon ombre chinoise,
Dans vos pas, je vous prolonge, blancheur première, porteuse d’une belle lumière,
Aux mouvements de votre cœur, se balance mon regard de poète qui vous toise,
Vous me conduisez, souveraine, à cette aura de bonheur, sur votre tendre chair.
Amoureuse vision que celle d’un fantôme, à votre traîne, vous suivant partout,
Pourtant, le soir, dans votre demi sommeil, un drap blanc épouse vos formes,
Folâtrant vos intimes pensées, dans cet espace infini, poésie brille pour vous,
L’amant de vos songes se languit en vous et en éprouve un plaisir énorme.
Un souffle accompagne vos soupirs, immortel baiser sur vos lèvres embuées,
Quittez donc la compagnie du monde car l’amour vous appelle à me suivre
Révélez mon existence obscure au fond de votre poitrine, ô ma bien aimée,
Qu’importe mon apparence, votre beauté intérieure m’inspire et me délivre.
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