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2014-12-21T12:55:39+01:00

Le jour est blême

Publié par Le poète inconnu

Paradis fut chanté comme abeille sur une fleur,

Le rêveur butine des rêves aux arômes colorés

Sur des pétales nostalgiques, s’effeuille le cœur,

Le jour est blême, sans la lueur d’un jardin secret.

 

Le rêve et l’espérance accompagnent le soupirant,

Qu’il s’illumine aux rayons d’un soleil trop grand,

C’est sa nature aimante aux flammes éreintantes.

Le jour est blême, sans une lueur consolante.

 

L’enfer fut promis aux belles âmes désenchantées,

Une leçon de chant comme un refrain en sourdine,

Des mains se sont tendues, des voix se sont crispées,

Le jour est blême, sans une lueur de peur enfantine.

 

Des feuillets noircis de témoignages sans nombre,

Où se dessine la silhouette d’un troublant troubadour,

Derrière des lignes d’émotions nous suit son ombre,

Le jour est blême, sans une lueur d’amour.

 

Alain Meyer-Abbatucci

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2014-12-21T08:58:12+01:00

Une étoile parmi les étoiles

Publié par Le poète inconnu

 

 

Lorsque la mort jette son manteau de neige sur un cœur de lumière,

Et, qu’une amie dont la grandeur de l’âme brille encore de mille éclats,

Nous laisse seul, avec notre chagrin, devant la porte d’un ciel contraire,

Je voudrais réinventer la vie et pouvoir converser avec elle, encore ici-bas.

 

Là, où beaucoup d’autres auraient abdiqué, sacrifiés à la terrible maladie,

Le mal insidieux et rongeur l’avait délesté de la lourdeur de son désarroi,

Vivre le temps présent, en partageant sa passion, rassemblait son énergie,

D’une élégance discrète, elle entourait d’affection nos complaintes et émois .

 

Faisant fi du cancer, sa poésie reflétait toutes les richesse de la terre,

Malgré la douleur qui affaiblissait sa poitrine, elle respirait de générosité,

Elle attrapait une feuille de papier et nous faisait partager son bel univers,

Oh, Yolande, face à ce qui se dérobe, tes belles lettres vont nous manquer.

 

Alain Meyer-Abbatucci

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2012-10-07T09:35:00+02:00

La lumière des morts

Publié par Le poète inconnu

 

lumiere-des-morts.JPG

Enveloppé dans les draps de la nuit, le poète s’éveille dans un songe mystérieux,

La texture de son rêve, si fragile,  est commel un fil de soie  qu’il ne faut pas casser,

Dans ce pré existant diurne, il est ce cri de naissance arraché aux lèvres de Dieu,

Un ciel se confondant  aux miroirs de la vie, son ombre suit l’écho de ses pensées .

 

Qu’il avance donc, sur ce chemin, qui n’offre pour frontière qu’un horizon de liberté,

Il peut chanter, sans réveiller les voisins, le malheur ne doit des comptes qu’à la réalité,

Ici, dans cette roseraie au parfums nocturnes, ruisselle la beauté des fleurs ressuscitées,

 Il cueille, dans son sommeil,  une orchidée sauvage  s’épanouissant  dans son jardin secret.

 

Ne pensez pas que pour le rêveur, ce monde vaporeux ne soit peuplé que de poèmes oubliés,

Il se peut qu’au réveil, sur la terre mère, un cœur enivré ramène de son carnet de voyage muet,

Des écrits dissipés aux notes lointaines, perles d’une mélancolie aux clapotis de rimes sonores,

Qu’elle est belle la poésie de celui qui dans sa somnolence, s’est nourri de la lumière des morts !

 

Alain Meyer-Abbatucci

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2012-09-22T08:55:00+02:00

Mes Calanques Corse

Publié par Le poète inconnu




Roches de secret, sculptées dans la chair du temps,

L’on grimpe sur leur poitrine rouge et dans leur flanc,

Bat le cœur silencieux d’une Corse, se dressant fière.

A Piana, la beauté improvisée donne lieu au mystère .



Silhouettes animées aux visages de certains animaux

Voir la Calanque Tête de Chien ou la Calanque de l’aigle

La mer, le vent, la pluie ont créé un magnifique tableau,

Une tiédeur de sang où la nature sauvage domine l’humain.



Aux dents qui vous rongent, pierres parfumés de nos songes,

L’on s’en va cueillir des sensations orangées à l’ivresse de l’azur,

Si nous fluons sur des plaintes amères en portant nos mensonges,

La vue qui se dégage de vos sommets reste authentique et pure.


Alain Meyer-Abbatucci

 

Mes poesies sur la corse sur Corsica: http://www.yagoa.fr/corsica/31/

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2011-11-20T10:26:00+01:00

En dehors du temps

Publié par Le poète inconnu

magasin-gaspy.jpg

 

La vie est poétique, on peut se le dire,
Si l’on sait que l’on va bientôt mourir,
Assise sur un nuage, la mort m’attend,
Vers l’ombre vide, le futur firmament.

L’incertitude du confort accompagne le poète
Et, si il reste un lieu où plus rien peut se briser
C’est au fond de son cœur et non dans sa tête,
Écriture de l’âme, rêve d’ange pour l’être aimé.

Quelle paroi invisible supporte l’écriture du cœur ?
Qu’elle apparaisse de couleur d’ambre ou de noir,
Elle reflète l’indicible sur le miroir de nos peurs,
Au règne de l’arabesque, partage tous nos espoirs.

Curieuse sensation à noter, l’invincible besoin de créer,
Entendre d’une oreille interne ce qui se murmure ci bas,
Les songes des hommes entrelacés d’horreur et de beauté,
Et les pleurs de ceux qui crient leur amour depuis l’au-delà.

Réel instantané, où vibre l’illumination de l’image perçue,
La vérité sur soi même en chute libre pour une mise à nue,
Mon âme ravagée répond en écho à l’attirance de l’inconnu,
Témoin oculaire du magique et de l’émotionnel confondus.

En épitaphe, ma tombe fraiche pour y voir pousser des fleurs
Délivré du monde, je vous retrouverai au phrasé d’un sourire,
En dehors du temps, mon chant bleuira aux vents du bonheur,
Près de vous, en souffle retenu, je soulagerai vos doux soupirs.
Alain Meyer-Abbatucci

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2011-09-22T07:35:00+02:00

Dans l’écho de vous aimer.

Publié par Le poète inconnu

 

carlotta-bleue.JPG

Je nargue le futur avec ma poésie non aboutie,
Et, si hier, mon rire résonnait de nonchalance,
Le temps fondant à la bougie consume ma vie,
À retardement  de la mort, quelques pas de danse.

J‘épingle des nuages sur le papier d’un ciel blanc,
La mémoire soulevée m’isole  dans l’indifférence,
Témoin de l’indicible, mes écrits m’enterrent vivant,
Sortira-t-elle de l’ombre, ma belle clairvoyance ?

Mon humeur vagabonde fait son dernier tour de piste,
Un poème inutile pour laisser derrière moi, un regard,
En compagnie de mes images, ne soyez donc pas triste,
Jamais, élan créateur ne fut le fruit que du seul hasard.

 

Dans un étrange silence, s’unissent songes et réalités,
Que de masques empruntés pour écrire sa seule vérité,
Du cerveau outragé par l’abondance de mots familiers,
Je n’en finis pas de mourir dans l’écho de vous aimer.

Alain Meyer-Abbatucci

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